Les dépôts dans les institutions de microfinance (IMF) ont progressé de 347% en 5 ans, passant de 72 milliards en 2012 à 250 milliards FCFA à fin septembre 2017 selon les chiffres du ministère en charge de l’Economie et des Finances.

Cette évolution s’est accompagnée d’une croissance de l’encours de crédit sur la période qui s’est établi à 250 milliards FCFA contre 57 milliards en 2012, témoignant du renouveau du secteur qui avait subi le contrecoup de la décennie de crise qu’à connu le pays entre 2002 et 2010.

Ces chiffres viennent soutenir les résultats d’une étude du cabinet Oxford Business Group (OBG) qui indiquait en juin dernier que la base de clients des IMF avait plus que doublé entre 2014 et 2016 pour atteindre 1,17 million de comptes avec des dépôts de l’ordre 210 milliards (fin 2016) en hausse de 66,5% sur la période.

Le secteur de la microfinance enregistre donc un regain de dynamisme en phase avec l’embellie économique ivoirienne de ces dernières années. Un regain qui s’explique par une série de réformes entreprises depuis 2012 afin d’assainir les entreprises du secteur et qui a vu de nombreuses fermetures d’IMF. Mais aussi, l’arrivée de nouveaux acteurs comme les firmes internationales Microcred et Advans, ou encore Atlantic Microfinance du groupe marocain Banque centrale populaire, a contribué à tirer vers le haut l’offre de service avec des effets probants. A titre d’illustration, en 5 ans d’existence, Advans Côte d’Ivoire revendique 120 000 comptes ouverts pour plus de 29 milliards de dépôts.

L’autre fait marquant du secteur est la restructuration en cours de l’UNACOOPEC, le plus vaste réseau de microfinance qui détient environ 63% de parts du marché. Dans ce cadre, le réseau placé sous administration provisoire depuis 2012, a réduit le nombres de ses agences de 123 à 57 avec la perspective de passer à un total de 24 agences via des opérations de fusion-absorption. Des opérations qui vont permettre de sauver de la faillite une structure dont le nom est associé à l’histoire de la microfinance dans le pays et dont la disparition risquait de compromettre l’avenir du secteur.

Avec un taux de pénétration bancaire de 34% en y intégrant les IMF, la marge de développement de la microfinance reste importante au regard des niveaux de 40% au Ghana et de 75% atteint au Kenya, selon OBG.

A fin mars 2017, l’on dénombrait 53 institutions de microfinance en Côte d’Ivoire.

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